Priorité 2026:
La santé mentale
À l’approche des élections générales québécoises du 5 octobre 2026, le Québec doit se doter d’une vision forte pour prendre soin de la santé mentale des Québécois·es.
POURQUOI UNE PLATEFORME EN SANTÉ MENTALE ?
À l’approche des élections générales québécoises prévues le 5 octobre 2026, les partis politiques rédigent leurs plateformes et leurs engagements pour les quatre prochaines années. Le Québec fait face à une crise de santé mentale qui traverse les générations, les régions et les milieux de vie. Les professionnel·le·s de la santé voient chaque jour les conséquences humaines, sociales et économiques de cette crise.
En tant que professionnel·le·s de la santé mentale, nous souhaitons présenter six mesures phares, concrètes et structurantes, capables de transformer durablement l’accès, la qualité et l’organisation des soins en santé mentale pour les Québécois·es. Ces mesures mettent notamment l’accent sur des patientèles particulièrement vulnérables (aîné·e·s, soignant·e·s, jeunes, etc.).
Le Québec fait face à une crise de santé mentale qui traverse les générations, les régions et les milieux de vie.
Les psychiatres et professionnel·le·s de la santé voient chaque jour les conséquences humaines, sociales et économiques de cette crise.
Les mesures fortes identifiées par les professionnel·le·s de la santé mentale permettent notamment d’améliorer l’accès aux soins, de mieux soutenir les équipes et de protéger les populations vulnérables
Avec ces mesures fortes, les professionnel·le·s de la santé mentale proposent une voie claire, axée sur cinq principes:
Structurer les services
Rendre les soins plus accessibles
Redonner à la population une trajectoire de soins humaine et efficace
Protéger les jeunes, les personnes ayant des troubles mentaux graves et les personnes aînées
Mieux soutenir les équipes
Nos messages aux partis politiques.
Comme professionnel·le·s de la santé mentale, nous portons cinq messages destinés aux partis politiques afin que des gestes forts soient posés pour répondre à la crise.
La santé mentale doit être un chapitre distinct dans les plateformes électorales.
1.
Il faut des engagements forts, et non des mesures techniques ou administratives.
2.
La population, les jeunes, les personnes aînées, les personnes souffrant de troubles mentaux graves, les personnes en situation d’itinérance et les soignant·e·s attendent et ont besoin de solutions structurantes.
3.
Les psychiatres peuvent et veulent contribuer à la prévention, aux soins de proximité, à la formation, à l’innovation.
4.
Le Québec doit cesser de négliger une si grande partie de la population vulnérable et de la population active en santé mentale: des gestes forts sont nécessaires.